
Salle de bains : rénovation et prix à Saint-Quentin et Chauny
Baignoire remplacée par une douche, reprise d'évacuation, adaptation senior : prix par poste, ordre des lots et diagnostic d'humidité dans l'Aisne.
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Remplacer une baignoire par une douche, reprendre une évacuation trop plate, sécuriser une salle d’eau pour un parent qui vieillit : ces trois demandes couvrent la majorité des chantiers entre Saint-Quentin, Chauny et Péronne. Le budget final se joue rarement sur le carrelage choisi. Il dépend de deux paramètres que l’on regarde trop tard, une fois le matériel commandé : la nature du plancher et la distance qui sépare le futur receveur de la colonne de chute. Une maison de brique de la reconstruction ne se traite pas comme un pavillon des années 1970 posé sur dalle pleine. Cette rubrique rassemble les repères de prix par poste, l’ordre des lots et les vérifications à mener avant le premier coup de burin.
Douche extra-plate, plain-pied ou baignoire : ce que le bâti autorise

Le choix se décide à la hauteur disponible sous le sol fini. Une douche de plain-pied impose de loger un siphon et une pente sous le receveur, soit 10 à 15 cm d’épaisseur selon le modèle de bonde. Dans les maisons de brique rouge de 1920-1930 de Saint-Quentin, Ham ou Péronne, la salle d’eau a souvent été créée après coup dans une ancienne chambre, sur plancher bois. Le siphon peut alors se loger entre les solives, à condition d’en vérifier la section et l’état aux appuis, traces d’humidité ancienne comprises.
Sur les pavillons 1970-1980 de Gauchy, Harly ou de la périphérie de Chauny, le sol est une dalle pleine. Recreuser une dalle porteuse ne se décide pas sur un coup de tête : la solution courante reste un receveur extra-plat de 3 à 4,5 cm, posé au ras du carrelage ou sur un ressaut minimal, avec une bonde horizontale. Le confort d’usage approche celui d’une italienne, pour un coût et un risque de désordre nettement inférieurs.
Vient ensuite la pente d’évacuation. Un réseau d’eaux usées se pose entre 1 et 3 cm par mètre. Chaque mètre qui éloigne la douche de la chute existante mange de la hauteur sous receveur. Deux issues : accepter une marche de quelques centimètres, ou installer une pompe de relevage, efficace mais qui ajoute un point d’entretien, un bruit de fonctionnement et une pièce d’usure.
Pour une personne âgée, le cahier des charges se durcit : seuil sous 2 cm, receveur antidérapant, barres d’appui chevillées dans la maçonnerie et jamais dans une cloison plâtrière, siège relevable, porte coulissante ou ouvrant vers l’extérieur, mitigeur thermostatique avec butée anti-brûlure. Un espace de manœuvre d’environ 1,50 m devant la douche permet l’aide d’un tiers. Ces arbitrages se posent différemment selon la ville et le bâti, avec le détail des configurations rencontrées sur les pages rénovation de salle de bain à Chauny et salle de bain à Saint-Quentin.
Prix par poste et durée d’un chantier dans l’Aisne et la Somme
Les fourchettes ci-dessous correspondent au marché 2026 du secteur, fournitures de gamme courante et pose comprises. Un devis détaillé reste la seule référence opposable.
| Poste | Fourchette 2026 | Durée indicative |
|---|---|---|
| Dépose de baignoire et évacuation des gravats | 250 à 500 € | 1 jour |
| Remplacement baignoire par douche, receveur extra-plat | 2 500 à 4 500 € | 3 à 5 jours |
| Douche de plain-pied maçonnée avec étanchéité sous carrelage | 3 500 à 6 500 € | 5 à 8 jours |
| Reprise ou création d’évacuation en PVC 40 et 100 mm | 400 à 1 200 € | 0,5 à 2 jours |
| Déplacement des alimentations en tube multicouche | 300 à 800 € | 0,5 à 1 jour |
| Pompe de relevage posée et raccordée | 600 à 1 300 € | 0,5 jour |
| Faïence murale, fourniture et pose | 60 à 110 € le m² | selon surface |
| Sol carrelé antidérapant | 70 à 120 € le m² | selon surface |
| Meuble vasque et robinetterie | 500 à 1 500 € | 0,5 jour |
| Barres d’appui, siège et robinetterie sécurisée | 250 à 700 € | 0,5 jour |
| Ventilation mécanique hygroréglable | 400 à 900 € | 0,5 à 1 jour |
| Rénovation complète adaptée au maintien à domicile | 5 000 à 9 000 € | 8 à 12 jours |
La main-d’œuvre se facture 45 à 70 € HT de l’heure dans le secteur, avec un déplacement de 40 à 90 € pour un passage de chiffrage ou une intervention ponctuelle. La TVA réduite s’applique dans un logement achevé depuis plus de deux ans, et certains équipements liés au handicap ou au grand âge relèvent d’un taux encore inférieur : le professionnel le confirme sur le devis, matériel et pose distingués ligne par ligne.
Ce qui fait grimper la facture reste très prévisible : déplacement de la colonne de chute, plancher à renforcer, revêtements collés d’avant 1997 à faire diagnostiquer, reprise de l’électricité pour respecter les volumes de sécurité de la pièce d’eau, évacuation des gravats dans une rue étroite du centre de Saint-Quentin où poser une benne se négocie. Comptez 5 à 8 jours ouvrés pour un remplacement classique, davantage dès qu’un séchage de chape ou d’étanchéité s’intercale.
Diagnostic d’humidité et ordre des lots : les deux erreurs coûteuses

Poser un carrelage neuf sur un mur humide revient à programmer sa dépose. Le diagnostic d’humidité se fait avant le devis : mur en brique pleine dépourvu de coupure de capillarité, salpêtre en pied de cloison, auréole au plafond du niveau inférieur, odeur de renfermé qui revient malgré l’aération. Les rez-de-chaussée des maisons ouvrières de Chauny et des cités cheminotes de Tergnier cumulent souvent remontées capillaires et ventilation absente. Traiter la cause d’abord, carreler ensuite.
La ventilation appartient au lot travaux, pas aux options. Une salle d’eau doit extraire en continu, avec un débit minimal réglementaire de l’ordre de 15 m³/h. Une VMC hygroréglable installée pendant le chantier coûte une fraction d’une reprise de peintures cloquées deux hivers plus tard. Les entrées d’air en menuiserie se contrôlent dans la foulée, elles sont fréquemment obturées dans les logements équipés de fenêtres remplacées sans grille.
L’ordre des lots ne se négocie pas : dépose et évacuation, réseaux d’alimentation et d’évacuation, cloisonnement, électricité, ragréage, étanchéité liquide en zone de douche, carrelage, sanitaires, joints et silicones, mise en eau et essais sous pression. Un chantier qui démarre par le carrelage se refait. Le détail de la pose des équipements et des raccordements figure sur la page installation de sanitaires.
Dernier point local, celui qui abîme le plus vite une salle de bains neuve : l’eau dure. La nappe de la craie distribue une eau titrant 25 à 35 °f sur la majeure partie du Vermandois et de la Haute-Somme. Cartouche de mitigeur grippée, colonne de douche entartrée, résistance de chauffe-eau qui perd son rendement en trois à cinq ans, la facture arrive vite. Un traitement posé pendant les travaux évite de rouvrir les cloisons plus tard, avec les options et leurs coûts détaillés sur la page traitement de l’eau.
Avant toute dépose, un geste évite le dégât des eaux : repérer le robinet d’arrêt général, souvent placé en regard extérieur ou en vide sanitaire dans les pavillons du secteur, le manœuvrer et vérifier qu’il coupe réellement le débit. Les vannes bloquées par le calcaire sont courantes ici, et une vanne grippée découverte le jour de la dépose transforme une demi-journée de travail en sinistre. Profitez des réseaux ouverts pour calorifuger les canalisations qui traversent un vide sanitaire non chauffé : la température de base du secteur avoisine -7 °C et les gelées s’installent de novembre à mars.
Décrire le projet en quelques lignes, avec les dimensions de la pièce, l’année de construction du logement et une photo de l’existant, suffit pour obtenir un rappel, un délai réaliste et une fourchette chiffrée par des professionnels partenaires du secteur.